Champignons

 

Espèces en France métropolitaine
30000*
Espèces en Alsace
5200*

*approximation (sources : Brochure de la Société Mycologique de France, 2010)

 

Floccularia luteovirens - Jean-Luc Muller

Les champignons constituent aujourd’hui un règne à part entière, au même titre que les Procaryotes (êtres unicellulaires sans noyau), les Protistes (unicellulaires avec noyau), les Métaphytes (végétaux chlorophylliens) et les Métazoaires (animaux pluricellulaires). Les raisons de cette séparation tiennent essentiellement à leurs particularités biochimiques, physiologiques et biologiques.

Dans le langage commun, ce que l’on nomme “champignon” est en fait l’appareil reproducteur de l’organisme : le sporophore (ou carpophore). Sous cette partie visible, enfouie dans le substrat (terre, bois mort, etc.), s’étend un ensemble de filaments végétatifs impropre à toute détermination : le mycélium, véritable siège des fonctions vitales. C’est l’ensemble de ces parties souterraines et aériennes, formant un organisme unique, que l’on appelle fungus ou mycète.

Les champignons supérieurs constituent un groupe sans réalité taxonomique au sein de la classification. Cet ensemble artificiel rassemble les espèces ayant, entre autres, une reproduction sexuée au moins pendant une partie de leur cycle biologique.

Les champignons représentent une partie essentielle des écosystèmes. D’un point de vue qualitatif, leur rôle écologique est aussi fondamental que méconnu : ils participent à la décomposition de la matière organique, qu’ils transforment en humus ; ils forment des associations symbiotiques avec les racines de certains arbres - les mycorhizes - favorisant chez les végétaux l’absorption d’éléments minéraux et la défense contre les pathogènes en échange d’aliments sous forme d’hydrates de carbone et de matière organique ; enfin, en parasitant et éliminant les plantes affaiblies, ils contribuent à la régulation naturelle des populations. À côté de cela, ils sont d’un grand intérêt médicinal et offrent des attraits culinaires bien connus.

D’un point de vue quantitatif, leur nombre est considérable : 10 à 12 000 espèces rien qu’en France, et plus de 4 000 à ce jour en Alsace.