Plantes Vasculaires

 

Espèces décrites dans le monde
328692*
Espèces en France
4900*
Espèces en Alsace
2600*

*approximation

Trolles d'Europe et Bistorte - Michel Hoff







 

Les plantes vasculaires (ou plantes supérieures) constituent un groupe artificiel au sein du règne végétal, qui rassemble les végétaux disposant d’un réseau vasculaire organisé, responsable notamment du transport de l’eau et des éléments minéraux. Les plantes vasculaires regroupent les fougères (ou Ptéridophytes) et les plantes à graines (ou Spermatophytes).

Le nombre d'espèce décrites est provisoire car à l’échelle du monde, du pays comme de la région, les inventaires des espèces ne sont pas achevés. Beaucoup d’estimations sont des extrapolations, en particulier dans les zones tropicales. De plus, la possibilité que des plantes réunies en une seule espèce, certes à grande amplitude morphologique, géographique ou écologique, appartiennent en fait à deux ou plusieurs espèces plus localisées, à morphologie moins variable ou à exigences écologiques plus strictes, n'est pas à exclure. Le cas inverse est également courant, avec des regroupements d’espèces que l’on croyait différentes en un seul taxon à caractéristiques plus étendues. Enfin, les notions d’agrégats ou groupes d’espèces, qui rassemblent des “petites espèces” et celles d’hybrides fixés ou non, compliquent encore un décompte précis des espèces d’une région.

Les plantes à graines (ou Spermatophytes) se répartissent en deux grandes classes :

- les Gymnospermes (essentiellement les conifères ou résineux, au nombre de 600 environ)
- les Angiosperme (=plantes à fleurs), divisées en Monocotylédones et Dicotylédones.

Bryophytes

 

Espèces décrites dans le monde
16000*
Espèces en France
1200*
Espèces en Alsace
700*

*approximation

Bryophytes - Francis BICK

 

Les bryophytes, ces petites plantes appelées communément « mousses », ont une longue histoire. Elles apparaissent il y a au moins 350 millions d’années. Les plus anciens fossiles connus de mousses datent du Dévonien .

Les bryophytes constituent un embranchement dont les ramifications sont discutées : la classification des mousses est en constante évolution, les recherches en biologie moléculaire et en phylogénétique apportant régulièrement leur lot de nouvelles perspectives taxinomiques. Il est admis que les mousses peuvent être divisées en trois grands groupes : les Marchantiophytes (ou Hépatiques), les Anthocérophytes (ou Anthocérotes) et les Bryophytes (les Mousses, au sens strict du terme).






 

 

On considère que les mousses ont été les premières plantes qui se sont développées sur la terre ferme, mais leur cycle de vie est encore fortement lié à leur origine aquatique et est fondamentalement lié à l’eau. Les mousses se développent sur tous les substrats : présentes dans l’eau, parfois à grande profondeur, elles peuvent aussi pousser dans des environnements extrêmes  et subir sans dommage des écarts de températures très importants. Elles apparaissent souvent comme des plantes pionnières, en forêt, sur les talus fraîchement constitués ou sur des blocs de mousse synthétique et, plus couramment encore, dans les fissures du macadam  de nos routes. La grande variété des milieux naturels explique en Alsace le développement d’un cortège bryologique important quant au nombre d’espèces recensées mais aussi original, car empreint d’influences continentales, atlantiques ou aussi, méditerranéennes. De rares espèces boréo-alpines se développent dans quelques sites les plus élevés des hautes Vosges.

La bryoflore alsacienne est bien connue depuis le dix-neuvième siècle et elle a été et est encore régulièrement alimentée par les bryologues de la région, des régions voisines mais aussi d’outre Rhin.

Présentes tant en plaine, dans les collines sous-vosgiennes que dans les anciens cirques glaciaires des hautes Vosges, les mousses envahissent souvent nos pelouses. Mais ne nous y trompons pas : cette faculté d’adaptation présente des limites et de plus en plus d’espèces sont menacées. La liste rouge des bryophytes menacées d’Alsace délivre un constat qui, loin d’être accablant, doit nous alerter : un bon nombre d’espèces autrefois bien réparties dans notre région n’ont plus été observées depuis plus de cinquante ans, tout particulièrement en plaine d’Alsace, dans les anciennes zones humides (« rieds » d’Alsace centrale, « bruch » d’Andlau…).

12 espèces de bryophytes sont citées dans la Directive Habitat comme étant particulièrement menacées en Europe, 7 d’entre elles ont été observées en Alsace.

Télécharger la liste des Bryophytes répertoriées, avec les catégories de menace UICN, en Alsace  (.xlsx)

Pour plus de détails sur les bryophytes menacées, consulter l'espace consacré aux Listes rouges